Nos enfants nous accuseront...

8-12-2009 14:46:02

Dessine moi un mouton…


J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison, une des rares dont le délectable mélange ne tourne pas au vinaigre ! Je lève mon verre à tous les enfants du monde, aux pirates et aux rêves de Peter Pan !


Des enfants qui galopent, libres et sauvages,
dans un piège de cristal fait à notre image.
Des moutards dont la rapidité nous fait peur,
face aux barbelés qu’ont bâti nos frayeurs.
Des petits hommes que l’on récompense comme des chiens
en alimentant l’industrie des cadeaux malsains.
Des polichinelles, forts comme des éponges,
que l’on assèche comme le calcaire qui nous ronge.
Des pisseux qui franchissent les barrières
des balais qu’on nous a flanqués dans le derrière.
Des girouettes dont les mouvements nous dépassent,
nous, qui aplatissons le temps et l’espace.



La beauté des femmes ? Masquée ou salie ! L’innocence des enfants ? Menacée ! Et la folie des valseuses ? Elle suit obstinément son bonhomme de chemin !

Et pourtant…

Lorsque l’homme et la femme ne font plus qu’un, l’univers trouve son chemin du palais des glaces éternelles jusqu’à celui du brasier le plus ardent, il s’incarne alors dans un enfant et lui offre la terre, une de ses plus jolies créations.

Dans les ténèbres du vide, maculées de poussière d’argent, une étoile brille sur l’heure de notre rencontre…

Malheureusement l’adulte a oublié ce qu’il est pour apprendre à compter et à recolorier la nature avec ses propres certitudes,
Malheureusement l’adulte croit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt,
Malheureusement ces grands propriétaires ont vendu leur âme pour de malheureux pouvoirs, avec leurs talents ils oublient la peur et la solitude, stupide et fatale erreur, avec leurs crayons ils fabriquent un univers de béton et des images qui envoûtent les autres, avec leur calculatrice intégrée, ils comptent les bénéfices et les pertes que leur système accumule, en vendant des rêves aux uns et des armes aux autres.

Dans les ténèbres du vide, maculées de poussière d’argent, une étoile brille sur l’heure de notre rencontre…

Malheureusement l’adulte mâle s’échine à posséder la beauté qu’il ne sait pas sublimer, et l’adulte femme se procure dans ce qu’on lui laisse, de vagues reflets d’un épanouissement dont nous avons tous perdu le parfum.

Et nos bouts de choux dans tout ça ?... Ils nous accusent déjà et la nature bouillonne dans leurs veines, prête à rétablir l’équilibre que nous avons rompu… des petits diables…des enfants hyperactifs… des enfants indigo… des enfants perdus, qui attendent le retour de Peter Pan !

Et vous, quel avenir leur réservez-vous encore … les médicaments (avec ou sans psychanalyse)… les centres spécialisés… la télé et les sucreries... ?
En regardant l’état des couleurs, de la beauté, de la dignité humaine (…) ou de l’avenir qu’on laisse aux futures générations, on peut comprendre que même les enfants « non hyperactifs » et les adolescents, soient de plus en plus incontrôlables !!!
Hommes, il serait temps d’admettre que notre bon vieux système patriarcal devient sénile et dangereux, comprenons enfin que nos femmes et nos enfants ne pourront se libérer vraiment que lorsque nous serons libérés de nous-mêmes et des despotes qui nous font lécher leurs bottes.
En 5000 ans d’histoire judéo-chrétienne, nous n’avons changé que deux fois le système de pensée reliant le collectif à l’individu (révolution du monothéisme et de la monarchie - révolution de la laïcité et du retour de la république) ! L’orient et l’occident auraient pu s’épouser, tout comme l’Europe et l’Asie ou les cow-boys et les indiens (…), Dieu, Allah et l’esprit de bouddha auraient pu s’entendre… mais au lieu de tout cela, et bien en dessous de nos intimes convictions religieuses ou animales, nous sommes restés des moutons qui se transforment en loups ou en renards à chacune des crises des bergers qui nous manipulent.
Le devoir de sacrifice de l’individu pour sa communauté n’est valable que si cette communauté respecte l’individu, l’environnement et les équilibres qui leur permettent de s’épanouir.
Pour nos enfants, redonnons aux adultes que nous sommes, donc à l’individu, la volonté de se sauver lui-même afin de revoir plus décemment les règles du collectif !!!

J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison, une des rares dont le délectable mélange ne tourne pas au vinaigre ! Je lève mon verre à tous les enfants du monde !

Pour en savoir plus sur les dénominateurs communs de l'histoire et de l'actualité, ou simplement pour vous éclairer un peu dans le brouillard de l'info et des obligations quotidiennes, n'hésitez pas à me rejoindre sur mon blog:

http://lettres-a-monsieur-toulmonde.over-blog.com


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Encore un curieux message de bienvenue...

2-11-2009 20:58:49

Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous sont intoxiqués par le poison des habitudes, des contraintes, et des images forcées, imprimées sur vos fringues, dans le flot de votre téléviseur, dans votre petit écran magique, dans nos boîtes aux lettres, sur les paquets de nos produits quotidiens, sur les bus, sur des pancartes, dans le métro et sur les murs des artères, qui nous mènent de l’appartement aux obligations et des obligations à l’appartement.

Trop d’entre nous ont un doute, mais ne s’informent pas assez !!! (Usés, fatigués et bien trop gavés d’images et de contraintes... ou naïvement satisfaits des platitudes de la télé et de la presse gratuite!!!)

Trop d’entre nous restent lâches !

Trop d’entre nous comprennent ou ressentent cet abcès de l’histoire et de l’actualité, mais se sentent seuls !

Trop d’entre nous ne trouvent plus à propos de se battre au quotidien, alors que c’est précisément l’exemple qu’on donne au quotidien, qui détermine et qui rythme l’harmonie et la qualité des échanges de la masse humaine.

Trop d’entre nous ne voient plus les forces qu’il reste en ce roi des animaux, caché derrière chacune des grimaces que l’on croise. Les autres ! Ces ombres vides qui nous vampirisent chaque jour, bien qu’elles soient, comme nous, perdues dans les couloirs du temps et de la fourmilière.



Chers auteurs, partisans détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous oublient que l’artiste se bat tous les jours pour éviter aux énarques et aux administrés de sombrer dans leurs jeux de pouvoir et leurs petites vengeances, qui bien souvent sont du même poison. Un artiste s’il reste un homme, ne se contente pas d’apporter la métaphore en période de crise ou de relance.

Trop d’entre nous aspirent à la notoriété ou souhaitent que leur passion ou leur personne soit reconnue, ils menacent déjà les battements de leur cœur d’artiste !

Trop d’entre nous n’ont pas assez confiance en eux et n’arrivent pas à percer le mur imposé par notre système d’usine culturelle et médiatique. Trop de ceux là restent méconnus, alors qu’ils devraient être lus et relus.

Trop d’entre nous détruisent leur vie par des excès de paradis artificiels.

Trop d’entre nous se masturbent trop fréquemment.

Trop d’entre nous défendent leur passion ou leur spécialité, sans vérifier si elles cadrent avec les urgents besoins de nos jeunes générations !!!


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bienvenus sur ma page!

2-11-2009 20:44:21

Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux (…) bonjour,

Cette petite page web et ses futurs articles, comme tous mes gribouillages, sont autant de bouteilles à la mer jetées par un pirate qui regrette souvent ses coups de gueule, mais un pirate qui n’aura pas oublié les leçons d’Ulysse ! Lettre à Mr Toulmonde est mon premier carnet de voyage… Là où mes pensées sont, je suis, mon aventure continue pour le meilleur et pour le pire, dans le labyrinthe de l’histoire et dans l’univers de nos chimères, où surgissent comme des pics acérés les incarnations de nos croyances.
A tous ceux que mes pirateries auraient choqué, je n’implore pas de pardon pour ce parler sombre, car l’obscurité et la vulgarité ont à nouveau envahi notre monde et que l’histoire de la politique suffit largement a vous certifier que ce ne sont pas ceux qui vous flattent qui vous veulent du bien ! En définitive chers lecteurs, dans la bétaillère moderne qu’on nous réserve, je ne pense pas desservir la poule de notre adage, en lui expliquant que le couteau de son symbolique complexe, est celui qui l’égorgera un jour.

En 200 ans, nos prétentieuses lumières et notre économie ont fait plus de mal à la nature et au genre humain que 2000 ans de schisme et d’obscurantisme religieux, et cela malgré les promesses d’impartialité de la laïcité, malgré les promesses de la démocratie, malgré les expérimentations de la centralisation et du libéralisme, l’ouverture de l’économie mondiale, le recul du protectionnisme ou l’avenir de la haute technologie (…).
Bien heureusement, au-delà du mauvais usage que l’homme fait de sa liberté, la nature est accomplie et une lumière, si ténue soit-elle, brille encore et toujours dans notre obscurité, car force est de constater que trois choses fondamentales n’ont quant à elles que très peu évolué depuis des millénaires :

Le poids de nos mensonges, l’archaïsme de notre mode de pensée et l’abcès du jeu de pouvoir, caché derrière la manipulation des masses et la culture de la connerie humaine. (Trois choses qui, aujourd’hui encore, sont sujets inatteignables pour les naïfs, sujets tabous pour les soumis et sujets dont il faut rire pour les cyniques, sachant que les naïfs, les soumis et les cyniques représentent une majorité de la population mondiale et la quasi-totalité de la masse électorale dont dépend notre bon vieux système de pensée et les hommes de pouvoir qui ne savent même plus si le fric avec lequel ils jouent existe vraiment !)

Si ce constat est une lumière, c’est qu’en y réfléchissant un peu, il nous montre qu’une chose que l’on croyait perdue nous attend souvent dans un endroit où on ne l’aura pas cherchée. En d’autres termes, il apporte un élément inattendu, mais indispensable au traitement du plus dangereux complexe planétaire : celui de l’homme civilisé, qui, dépassé par les conséquences de ses propres jeux, guerres et mondanités, finit par se faire peur tout seul et par justifier ses propres caprices (ou ceux, plus graves, de ses dirigeants) en se masquant derrière de fausses croyances ou fatalités.
La vie est mal faite, l’homme est mauvais (…), ou encore, la vie serait un paradis s’il n’y avait pas les méchants. Autant d’adages traditionnels et modernes, dont la stérilité ne démontre qu’une chose : la dangerosité de nos crises modernes et l’urgence d’un monde plus équilibré sont des problèmes dont les solutions reposent directement sur le principe conscient ou inconscient de la culture de la connerie humaine.

Quelle étrange créature que ce bel animal qui se déclare homme et s’encombre si tôt de manières ! Et qui le vit si mal, bien que tout le monde fasse comme lui de nos jours, que toute sa grâce est masquée par la grimace du singe et la corne du rhinocéros ! Sa dignité ? Tombée dans le trou de l’autruche ! Merci de votre compréhension.

Et n'oubliez pas, rendez-vous sur mon blog:

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Dernier livre paru :

Lettre à M. Toulmonde

Humour / BD / Satire

D’un côté, tout ce livre incomplet sur les énormités que l’on vous vend et que vous achetez, bien sûr… Et de l’autre, vous, eux, ils, nous, enfin pas moi, qui osent encore penser que la vie est injuste ou que l’homme est mauvais, que nos problèmes sont trop complexes et surtout, qu’ils sont l’affaire des autres, dieux ou hommes, encore les autres, ces salauds! N’oubliez pas que les choses choquantes cachent souvent les stigmates d’une société et qu’entre le baril de lessive psychologique d’une collectivité et celui de la dualité d’un individu, seule la quantité change, pas la composition…

Version papier : 25,00 € / 284 pages

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